HOMO-NUMERICUS
BLOGO NUMERICUS
LA FEUILLE
 
RUBRIQUES
Billets récents
12
05
2008
Des subjectivités numériques
«Gygès l'Antonomaste»
Séance de séminaire du 13 mai 2008

La logique et la philosophie ont posé la question du statut des noms propres que nous portons, qui nous sont assignés, qui en quelque façon nous « signifient » alors qu’ils ne sont pas à proprement parler « signifiants ».

On serait tenté de penser que les noms que nous nous donnons sur les réseaux ne sont rien de plus qu’une application informatique du procédé ancestral du « nommage ». Or les noms que nous portons sur les réseaux ne sont pas des « noms propres », ils ne sont pas les index de notre présence ou existence en ligne, ils sont des opérations plus ou moins complexes au moyen desquelles nous produisons des efffets informationnels et, à terme, la réalité même de l’Internet.

Informationnellement, « présence » ou « existence » ne renvoient pas seulement à quelque chose qu’on appelle, à tort ou à raison, « l’être du sujet » — l’homme, la femme, l’enfant ou le vieillard qui se dissimulent derrière les « objets de sens » qu’ils produisent et publient. Bien plutôt, la subjectivité se fait ici simulation sans être nécessairement simulacre, elle se fait calculabilité sans être pure idéalité, elle se fait paquets et se fait données.

À quoi donc conclure de notre « nom propre » ? À l’évidence : entre zéro et un !

Le prononcé de la deuxième séance du séminaire de printemps 2008 est disponible en ligne et peut être écouté en cliquant sur le lien suivant (fichier au format MP3).