HOMO-NUMERICUS
BLOGO NUMERICUS
LA FEUILLE
 
RUBRIQUES
Billets récents
31
03
2008
Exotérique
«Imaginaire et imaginations à l'épreuve de l'Internet»
Pistes de recherche

Le concept philosophique de l’imaginaire renferme celui d’une puissance du virtuel, à savoir d’une solidité et d’une efficacité sémantiques des représentations qui s’y ordonnent : l’imaginaire est monde, et dans ce monde les virtualités s’organisent pour faire miroiter des logiques dont la perception objective n’est pas la source mais l’écho.

On comprend assez aisément que la représentation qu’on se donne des réseaux et de leurs affordances ait partie liée à une conception — sinon une théorie — de l’imaginaire. Faut-il cependant se contenter d’un usage profane et approximatif, voire métaphorique, des concepts de la philosophie, dans le but de sublimer verbalement des descriptions par ailleurs banales de la vie réticulaire - l’Internet, lieu de « toutes les inventions », de « tous les possibles » ? Ou l’analyse philosophique du concept de l’imaginaire ne contribuerait-elle pas plutôt à une critique des virtualités que nous croyons devoir anticiper dans le déploiement indéfini des réseaux ?

Notre communication a tenté de faire la part des inévitables complaisances conceptuelles auxquelles nous condamne l’effort de penser l’Internet, et des ressources que la philosophie, pour sa part, est susceptible de verser au bénéfice de notre compréhension théorique de l’Internet.

La communication prononcée dans le cadre de la journée d’étude organisée par Vox Internet a été l’occasion d’une mise au point relativement prosaïque autour des notions d’« imaginaire » et d’« imagination(s) ».

Une rapide perspective critique a pu être introduite autour d’un usage courant mais métaphorique et/ou approximatif de ces notions — et notamment de celle d’« imaginaire » — dont la commodité d’usage l’emporte parfois sur la précision et les sonorités sur les réalités qu’elles permettent de désigner.

Le public intéressé peut écouter le prononcé de cette communication en cliquant sur le lien suivant.

Il faudra pardonner la qualité monophonique et assez moyenne de cet enregistrement.